Gentiment invité par le label Smoky Carrot Records et par mon ami Franck C. (alias Franky Martini dans l’intimité), je me rends donc ce vendredi soir dans les beaux quartiers de Paris. Récemment sur la Capitale, c’est avec curiosité que je descends les marches du Scopitone. En avance, j’ai le temps de discuter avec David, du groupe Fasten, programmé ce soir. Je découvre tranquillement les lieux.
C’est sous un éclairage tamisé rouge que la salle se remplie tout doucement et que le premier des trois groupes prend place. Le concert est bon, très propre sans fausse note. Dommage qu’il y ait plus de photographes et de caméras que de têtes dans la salle. Le dernier morceau est très bon et monte d’un ton pour accueillir le deuxième groupe de la soirée.
Fasten donc, entre en piste. Visiblement, le groupe est habitué à la salle et vice et versa. Leur public est là et leur set est parfait. Un groupe à revoir.
Évidemment, j’attends avec impatience ceux pour qui je suis venu ce soir : Owen Temple Quartet. Ces quatre gars de Grenoble sont venus pour leur avant dernière date avant de rentrer dans leur contrée. Le cuir est de sorti et la bière aussi. Les réglages annoncent la couleur. Le son se veut déjà plus gras, comme on l’aime.
Le public se lève et s’attroupe sagement devant la petite scène. Sur le mur du fond, Beethoven regarde le tout d’un oeil curieux. C’est parti pour du « punk-rock-garage-pop-crooner » !
C’est rythmé, ça frappe fort, ça gratte dur. Assez pour tout casser ! Corde, sangle, micro, tout y passe. Peu importe le gros son est là, dicté par une basse puissante, de l’écho et de la saturation dans la voix. On aime quand ça accélère. Malgré les soucis techniques le groupe « enchaine » devant un public un peu mou il faut le dire. C’est sûr qu’avec la peinte à 10 euros, il faut en avoir pour se réchauffer. Le quartet a sans doute raison de faire tourner la Leffe en canette. Le Rock’n'roll est là mais ces gars méritent plus de place. On les sent prêt à vraiment exploser sous le plafond bas et sur la petite scène de ce club.
On aime leur morceaux, leur son, et il faudra les revoir. Sans doute où on ne leur dit pas de jouer moins fort, et en espérant que la prochaine fois, la scène sera plus grande.
Owen Temple Quartet : myspace et facebook…
Benjamin D. (alias Tony Benjila, ndlr)
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